Takenoko (筍/竹の子) : la pousse de bambou, un enfant non comestible

Aujourd’hui, malgré ce titre d’article étrange, il ne sera pas question de cannibalisme. On va plutôt s’intéresser à un légume bien japonais au nom rigolo de takenoko. Dans un premier temps, je vais donner quelques indications d’usage sur les différentes graphies possibles (筍/竹の子/タケノコ) pour finir sur quelques informations à propos de sa consommation.

Les différentes graphies de takenoko et consommation au Japon

Lorsqu’on entend pour la première fois le mot takenoko, la première écriture qui vient à l’esprit est probablement 竹の子. Cela signifie tout simplement “enfant des bambous” et on retrouve la même logique avec les kinoko (木の子 “enfant des arbres”). C’est probablement la plus ancienne et la plus poétique et elle correspond bien par ailleurs à la réalité puisque le takenoko est un bambou à l’état de bourgeon. On l’appelle ainsi en français “pousse de bambou”. Toutefois, la graphie 竹の子 est assez rarement employée de nos jours tout comme 木の子 au passage. Vraisemblablement parce que le kanji 子 rappelle trop l’enfant humain. Ah l’anthropomorphisme… 😀

Lorsqu’on parle de ce légume dans un but scientifique, les katakana (タケノコ) sont privilégiés. C’est aussi vrai pour les autres noms de fruits/légumes, insectes et animaux. Il nous reste donc la graphie 筍 où on aperçoit la clé du bambou 竹 au dessus. En dessous, il s’agit de qui signifie “saison” et plus précisément la période où les fruits et légumes sont les plus savoureux. C’est pourquoi on emploie très souvent ce kanji pour le takenoko en tant qu’ingrédient de cuisine. Il existe également une explication sur le fait que 竹の子 correspond alors à un takenoko trop mature et désormais non comestible. D’où mon titre d’article et ce dessin explicatif :

Quand le takenoko est entièrement sorti de la terre, il devient difficilement mangeable.

En cuisine justement, notre pousse de bambou peut se préparer de différentes manières mais comme son amertume s’accentue avec le temps, la première chose qu’on fait en général est de le bouillir à l’eau. Vu qu’il est assez gros, ce n’est pas mince affaire ! :D. Ensuite, on enlève l’amertume à l’aide d’un piment rouge et de son (aliment) notamment. Il est très apprécié comme condiment pour le riz ou encore en salade. J’avoue n’être pas forcément fan et préférer le renkon dans le même style. Et vous ? ^^

Sources : oshiete.goo (à propos des différentes graphies), kagome.co.jp (préparation)

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