Isha (医者) : être médecin, c’est sport au Japon !

On va parler d’une profession aujourd’hui qui est compliquée aujourd’hui et qui risque d’empirer dans les années à venir. C’est celle de médecin, isha en japonais. Après un point de vocabulaire, on s’intéressera aux particularités de ce métier au Japon.

Vocabulaire autour du mot médecin

Il existe différentes appellations pour désigner le médecin en japonais. On a d’une part ishi (医師) qui est la plus “officielle” et se trouve surtout à l’écrit sur les documents. On a ensuite l’appellation isha (医者) qui est plus familière et donc plus souvent employée à l’oral avec son dérivé oishasan (お医者さん) davantage “affectueux “et poli.

Enfin, il y a le terme passe partout sensei (先生) signifiant “professeur” qu’on utilise en parlant directement à un médecin ou bien à un enseignant entre autre. Il remplace à ce moment la le pronom de la deuxième personne du pluriel. Exemple : Sensei ha doko no shusshin desu ka. (先生はどこの出身ですか。) “Vous êtes de quelle localité (professeur) ?”

un chirurgien isha au Japon

Isha au Japon, un métier de plus en plus difficile

La population japonaise est vieillissante et l’une des conséquences directe de cet état de fait est une hausse de la fréquentation des hôpitaux. Car ce sont les personnes âgées qui sont le plus amené à fréquenter ce genre d’endroits pour des raisons évidentes. Et vu que la dénatalité entraîne une baisse de la part de la population active, le nombre d’isha n’est pas amené à augmenter au Japon. Selon un rapport de 2013 de l’OCDE, il n’y a que 2,2 médecins pour 1000 habitants au pays du soleil levant (3,3 en France). Il en manquerait ainsi 10 000 pour atteindre la moyenne.

En conséquence, il n’est pas rare de trouver des hôpitaux et cliniques bondés ce qui entraîne une diminution du temps de consultation par personne. On peut trouver à ce propos des guides sur internet qui expliquent comment transmettre le plus important au médecin en un minimum de temps. Car dans certaines cliniques, la consultation ne dépasse pas les 5 minutes, j’ai pu l’expérimenter moi même ! Je trouve ça d’ailleurs assez problématique surtout quand on a affaire à un pédiatre avec qui on aimerait avoir un peu de temps pour discuter.

Autre donnée qui n’a rien à voir mais qui est intéressante : parmi tous les pays membres de l’OCDE, le Japon celui où la part des femmes médecins est la plus faible avec seulement 19% contre 41% en France. Est ce le reflet d’une société sexiste ?

Sources : oshiete.goo (différentes manières de dire médecin en japonais), rapport de l’OCDE de 2013

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