Randoseru (ランドセル) : le cartable des écoliers au Japon

On va parler aujourd’hui d’un sac qui est indispensable à tout écolier et qui est un vrai phénomène au Japon : le cartable. Et c’est le terme randoseru (ランドセル) qui est utilisé en japonais, regardons d’où il vient pour nous intéresser à son importance à l’école.

Origine et petite histoire du randoseru

Randoseru s’écrit en katakana ランドセル. Et oui, il vient d’un mot étranger qui est ransel, de l’hollandais. Il a en fait été importé au Japon vers le milieu du 19ème siècle non pas pour les écoliers mais pour l’armée. Ce n’est que vers 1885 que le cartable a commencé à se répandre dans les établissements scolaires. Pour la simple raison que la pratique qui consistait à aller à l’école en roulotte ou en jinrikisha (chariot à deux roues tiré par un homme à pied) fut interdite.

Il fallait ainsi que les enfants puissent porter eux même leur bentô et leurs affaires scolaires, d’où l’utilité d’avoir un randoseru. Petit point sur ce mot : il ne s’est pas imposé tout de suite et on utilisait à l’époque également les termes randoseiru (ランドセイル) et kawabukuro (革袋) littéralement “sac en cuir”. C’est une de ses particularités : comme il doit durer pendant toute la durée de l’école primaire soit 6 ans, il se doit d’être résistant, d’où l’utilisation de cuir.

Sa forme actuelle rectangulaire date des années 1950 et donne un côté old school bien caractéristique. On reconnaît donc du premier coup d’œil un élève japonais inscrit à l’école primaire, tout le monde a quasiment le même modèle, seule la couleur change ! A partir du collège, c’est plus libre et on utilise en général un sac à dos classique, ryukku sakku (リュックサック).

randoseru-cartable-japonais

Le randoseru, ça à un coût

Parfois réalisés sur mesure, les randoseru ont aujourd’hui un coût réel : selon une étude réalisée en 2016, son prix à l’achat est de 42 000 yen en moyenne soit environ 360 euros ! C’est sept fois plus qu’il y a 40 ans et le tarif peut parfois monter jusqu’à 1000 euros. Et l’achat en seconde main est très rare et est l’objet de moqueries de la part des autres élèves. Il n’est pas obligatoire certes, mais il est très difficile d’imaginer un écolier sans.

Les familles les plus pauvres ayant du mal à suivre, certaines communes comme celle d’Hitachi ont pris l’initiative de distribuer gratuitement chaque année des cartables neufs. Rappelons qu’actuellement, un enfant sur six est considéré commet étant sous le seuil de la pauvreté au Japon. Mais peut-on penser qu’un jour genre de distribution gratuite se répandra dans tout le pays ?

Sources : gogen-allguide (étymologie), nishinippon (coût du randoseru)

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