Apprentissage des kanjis

Indispensable lorsqu’on veut atteindre un bon niveau de japonais, l’apprentissage des kanjis n’en reste pas moins une étape chaotique. Chacun y va de sa méthode entre ceux qui ne jurent que par les lignes d’écriture et d’autres qui essayent d’autres voies moins chronophages. En utilisant des moyens mnémotechniques par exemple. Quoi qu’il en soit, si vous voulez savoir les écrire, il va falloir forcément passer par l’étape de l’écriture. Et oui, le proverbe « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » s’applique bien ici !

Le but de ce dossier est donc de vous suggérer plusieurs méthodes afin de vous guider dans votre apprentissage. Car la route pour arriver aux 2000 kanjis usuels est longue, très longue !

Les manuels de kanjis

En français, il n’existe malheureusement pas un choix énorme concernant les manuels de kanji. En même temps, on serait tenté par dire qu’il n’y a pas 36000 façons d’appréhender les kanjis. Pourtant, il existe différents paramètres importants comme l’ordre d’apprentissage, la manière de les décrire, le choix d’aborder ou non dés le début leurs différentes lectures… Nous allons tout de même voir ce qui différencie ceux que nous avons à notre disposition !

Kanji Kakitai Ecrire & Apprendre Les Kanji

Je n’ai jamais personnellement jamais eu Kanji Kakitai entre les mains mais on peut accéder au sommaire et également à un extrait sur cette page. Il propose une progression qu’on peut qualifier de logique puisque l’ordre d’apprentissage est basé sur la fréquence des kanjis. C’est à dire qu’on commence par ceux que l’on utilise le plus au quotidien. De plus, les mots de vocabulaire associés aux kanjis sont divisés en trois paliers, ce qui est un indicateur plutôt utile. Ainsi, le débutant s’en tiendra aux mots du palier 1 pour commencer, ce qui est déjà bien suffisant.

Pour le kanji 土, on donne au départ une seule lecture do (ド) puis celle tsuchi (つち) est indiquée seulement au palier 3. Cela peut paraître surprenant mais quand on y réfléchit un peu, apprendre toutes les lectures d’un kanji dés le départ n’est pas nécessaire.

Par contre, on peut apporter une petite critique au choix des mots, je ne connaissais pas personnellement dosoku (土足). En plus de ça, la traduction est trop imprécise puisqu’il signifie en réalité « (entrer dans une maison) sans se déchausser ». Mais bon, rien ne vous interdit d’utiliser un dictionnaire en complément ou d’aller sur Kotoba.fr. 😀

Une autre critique qu’on peut faire à Kanji Kakitai est qu’il ne contient que 600 kanjis (alors qu’il faut en connaître environ 2000 en principe). Je ne sais pas si c’est si problématique que ça dans le sens où une fois un certain niveau atteint, vous serez en mesure d’apprendre les kanjis seuls sans qu’on vous impose un ordre précis. Il faut donc voir ce livre principalement comme un tremplin d’autant qu’il n’est pas très cher (16,30€ sur Amazon) ! 🙂

Kanji & Kana

Pour cet ouvrage, je vais être un peu plus critique car je l’ai utilisé moi même. Enfin, ce que je critique principalement, c’est finalement l’usage qu’on en fait. Pour moi, Kanji & Kana est simplement un dictionnaire/lexique de kanjis et rien de plus. Il n’est pas prévu pour un apprentissage en suivant l’ordre des pages comme Kanji Kakitai et je vais tenter d’expliquer pourquoi.

Déjà, le premier problème qu’on peut soulever concerne l’ordre des kanjis. Il ne suit apparemment aucune logique car ce n’est ni celui dans lequel les japonais apprennent les kanjis, ni celui où les caractères les plus courants apparaissent en premier. Dans tous les cas, rien n’est fait pour optimiser l’apprentissage si ce n’est que les mots de vocabulaires présentés utilisent uniquement les kanjis vus dans les pages précédentes.

Et les mots de vocabulaire, parlons en : soit ils sont trop complexes (et ceux dés les premières leçons) soit ils sont mal expliqués. De plus, on a aucune indication pour savoir lesquels sont souvent employés ou non. Et apprendre des mots trop rares dés le début n’a que peu d’intérêt vu qu’on les oublie très vite. Il aurait fallu des indications précisant lesquels sont à retenir en priorité à la manière de Kanji Kakitai avec les trois paliers.

Son seul intérêt selon moi est qu’il permet de trouver un kanji facilement vu qu’il propose à la fin des listes par nombre de traits ou par clés. C’est ce qui me fait donc dire qu’en tant que dictionnaire de kanjis, il fait l’affaire. Seulement, internet est passé par là et on peut chercher un kanji beaucoup plus facilement (en l’écrivant par exemple). C’est pourquoi Kanji & Kana est selon moi loin d’être indispensable et le prix demandé de 43€ est beaucoup trop excessif.
Si vous voulez un avis plus détaillé, je vous conseille cette vidéo Youtube.

Les kanjis Dans La Tête

On change totalement de registre cette fois-ci puisque le but de ce manuel est principalement de faire en sorte que les kanjis vous restent dans la tête. Pour se faire, celui-ci propose d’associer chaque élément graphique du kanji à un objet afin de faire appel à la mémoire associative. Ainsi, vous pourrez placer des mots sur des formes qui n’évoquent souvent pas grand chose. Voici un exemple avec le kanji 則 (règlement) :

Ici, l’auteur avait associé précédemment la partie de gauche 貝 à l’huître et celle de droite 刂 au sabre. C’est pourquoi il vous propose une histoire autour de ces deux éléments afin que cela vous évoque un règlement. C’est parfois tiré par les cheveux mais rien ne vous oblige de créer une histoire vous même. D’ailleurs, c’est précisément qu’encourage de faire l’auteur de la version originale en anglais Remembering The Kanji (RTK).

Cette méthode très intéressante promet ainsi de retenir l’ensemble des 2000 kanjis en moins de deux mois. Enfin, il faut s’accorder sur le sens de « retenir » : il s’agit uniquement ici du sens approximatif du kanji et de son écriture. Ce qui est déjà pas mal, entendons nous là dessus ! Seulement, imaginons que vous tombez sur un mot comme kôza (口座). Vous saurez que 口 correspond à la bouche et 座 au siège. Impossible de deviner qu’il signifie « compte en banque » ! Il est donc important de retenir à côté des mots dans lequel le kanji est utilisé pour espérer pouvoir lire le japonais.

Les Kanjis Dans La Tête n’aborde pas non plus la prononciation des kanjis. C’est apparemment volontaire afin de se concentrer sur leur écriture et leur sens. Il va donc falloir là aussi que vous fassiez le travail à côté, en les apprenant dans des mots par exemple.
Pour ceux qui sont intéressés par cette méthode, voici un échantillon disponible ici. Malheureusement, le livre a eu un tirage plutôt limité et il est devenu très difficile à dénicher d’occasion. Il existe néanmoins un deck Anki sur cette page.

Les logiciels de kanji pour Nintendo DS

On passe maintenant à un support plus moderne, la célèbre Nintendo DS ! Vous ne le savez peut être pas mais au Japon, de nombreux logiciels de kanji sont sortis dessus. Il faut dire que son écran tactile s’y prête parfaitement et c’est un vrai plaisir d’écrire avec un stylet !

Certains logiciels ont pour but de préparer au Kanken, le fameux test d’aptitude national en kanjis. C’est le cas par exemple de la série Kanken DS. D’autres visent simplement à parfaire ses connaissances ou à revoir ses bases. C’est dans cette optique que Nazotte Oboeru :  Otona No Kanji Renshû a été développé et j’ai choisi de vous présenter celui-ci en particulier ! 🙂

Nazotte Oboeru : Otona No Kanji Renshû

Derrière ce long titre que l’on pourrait traduire par « recopier et retenir : exercices de kanji pour adultes » se cache un logiciel très accessible. Oui oui, même pour nous ! En effet, il permet de reprendre l’apprentissage des kanjis à zéro. Certes, l’interface est en japonais mais comme vous pouvez le constater avec cette vidéo, on s’y fait rapidement :

Les points forts de Nazotto Oboeru : Otona No Kanji Renshû

Déjà, comme pour tous les logiciels d’apprentissage de kanjis sur DS, l’environnement est tout en japonais. Cela ne parait rien comme ça mais on retient inconsciemment certains mots et expressions. Et le fait de lire du japonais naturel permet de se familiariser plus facilement avec la langue.

L’algorithme qui permet la reconnaissance des kanjis est bien réglé. C’est à dire que si vous respectez bien l’ordre des traits, c’est dans la poche. Il existe bien sûr quelques ratés mais c’est plutôt rare. Et dans le pire des cas, cela vous oblige à le réécrire à nouveau, ce qui n’est pas mauvais en soit. En tout cas, lorsque votre kanji a été reconnu, ça fait toujours plaisir et ça motive ! 🙂

Les phrases d’exemple utilisées dans les divers exercices sont souvent simples et relativement faciles à comprendre. Du coup, vous retenez par la même occasion les différentes lectures d’un kanji donné en contexte. Autre chose :  pour un verbe comme miru par exemple, il existe plusieurs écritures qui sont 見る、診る,観る et 看る. Le logiciel donnera volontairement des phrases où seule l’une de ces écritures est possible, ce qui vous aidera à faire la différence.

Les exercices sont variés et vous pouvez vous entraîner sur l’écriture des kanjis tout comme sur leur lecture. Dans ce cas, il vous sera demandé de l’écrire en hiragana. De plus, vous pouvez choisir de vous faire interroger uniquement sur un niveau en particulier. Par exemple uniquement les 80 premiers kanjis (level 1). Il existe aussi une section qui regroupe les kanjis où vous vous êtes trompés afin que vous les révisiez en priorité. Ce n’est certes pas aussi performant qu’un logiciel comme Anki mais c’est mieux que rien ! 🙂

Les points faibles de Nazotto Oboeru : Otona No Kanji Renshû

Avant de l’utiliser, il faut quand même garder en tête qu’il est prévu pour les japonais à l’origine. C’est pourquoi vous trouverez également des lectures assez rares utilisées dans des mots peu courants ou des expressions usuelles. Je pense par exemple à l’ancienne lecture ma de 目 qu’on retrouve dans l’expression ma no atari (目の当たり). Elle est l’équivalent de me no mae (目の前) « sous les yeux » à quelques nuances près.

Cela peut donc être frustrant parfois de ne pas trouver la bonne réponse alors qu’on connaît bien le kanji par ailleurs. C’est d’autant plus vrai lorsqu’on débute. L’idéal aurait été qu’on puisse choisir les mots sur lesquels le logiciel nous interroge mais cela aurait été trop beau. Il faut donc s’adapter et ne compter les erreurs que sur les mots qu’on est censé connaître. C’est là où réside toute la difficulté, comment savoir si un mot est courant ou non ? Je vous conseille d’utiliser par exemple un dictionnaire comme Tagaini Jisho (Windows) qui indique le niveau de JLPT pour chaque mot.

Autre détail important : lorsqu’on vous demandera la lecture des kanjis, cela se fait uniquement en hiragana. Si jamais vous étudiez à la fac, on vous demandera en général d’écrire en katakana pour les lectures on et en hiragana pour les lectures kun. Ce n’est pas bien grave dans le sens où on fait rapidement la différence entre les deux mais c’est à prendre en compte tout de même.

Verdict

Pour avoir moi même utilisé Nazotte Oboeru : Otona No Kanji Renshû durant mes années à la fac, je peux affirmer que c’est très efficace si on s’entraîne un peu chaque jour. Malgré ses quelques petits défauts, le fait de pouvoir s’auto évaluer très rapidement est un gros plus. Car si on s’amuse à réaliser ses propres tests sur papier, cela prend vite du temps.

Si ce logiciel Nintendo DS vous intéresse, vous pouvez l’acheter dans ma boutique Chukogames. Comme son nom l’indique, j’y vends principalement des jeux vidéo d’occasion en import du Japon. Je n’en ferai plus la pub par la suite, promis ! 😉

Par ailleurs, lorsque j’étais étudiant, j’ai créé un PDF regroupant les 1482 premiers kanjis qui apparaissent dans le logiciel. Vous trouverez leurs lectures et sens respectifs ainsi que des mots d’exemples (sauf pour les derniers). Je m’excuse par avance pour les coquilles et fautes de traduction, je n’ai pas eu le courage de le corriger entièrement. Pour les courageux, je peux vous envoyer le fichier Word dont il est extrait si jamais vous voulez le compléter ou le modifier.

Et les applications pour smartphone alors ?

Ce dossier n’aurait pas été complet si  je n’avais pas dit un mot sur les diverses applications pour Smartphone. Premier constat : le choix en français est très limité et il faut se tourner vers l’anglais. J’en ai testé quelques unes et je vais me concentrer sur deux d’entre elles permettant de s’entraîner sur l’écriture grâce à l’écran tactile. C’est parti !

Kanji Study : payant mais ultime ?

MAJ du 17/10/2017 :

Suite au commentaire très pertinent de Arkane5, tout mon passage à propos des exercices proposés par cette application (trouvable ici : Kanji Study) ne tient plus. Du coup, j’ai choisi de purement et simplement le supprimer (pour des raisons de lisibilité notamment). Je n’avais pas remarqué en effet que l’on pouvait paramétrer les exercices pour pouvoir s’entraîner avec des mots et même des phrases d’exemple. Pour ces dernières, vous avez même la possibilité d’afficher la traduction en anglais (idéal pour s’assurer qu’on a bien compris).

Concernant le tracé des kanjis, on peut effectivement paramétrer l’exigence du logiciel et il existe même un mode qui permet de s’auto-évaluer. Du coup, je n’ai aucun vrai reproche à faire (si ce n’est que je préfère le système de reconnaissance sur DS), c’est du tout bon ! C’est pourquoi je vous recommande fortement cette application en particulier. Elle est certes payante mais vu ce qu’elle propose, c’est vite rentabilisé ! 🙂

————————————————————————————————————————————————————————

C’est tout simplement l’application d’apprentissage de kanjis la plus populaire. Elle est en tout cas très complète puisqu’elle permet d’apprendre l’ensemble des jôyô kanji. Cerise sur le gâteau, vous y trouverez également le sens des différents radicaux (ou clés) des kanjis. Cette application est certes en anglais mais vous pouvez télécharger la traduction française des mots et kanjis. Que peut-on lui reprocher ?

Et bien quasiment à part que seuls les 80 premiers kanjis (niveau 1) sont révisables via des exercices personnalisés gratuitement. Pour débloquer les autres niveaux et la possibilité de créer un groupe de kanjis personnalisé, il faudra débourser environ 7€. Le prix ne me choque pas du tout personnellement, cela reste très honnête quand on sait le travail qui a été réalisé derrière.

Kanji Study à gauche et Obenkyo à droite. Comme vous pouvez le constater, c’est un peu plus malin pour ce type d’exercice sur Kanji Study puisque l’algorithme choisit des caractères qui se ressemblent.

Obenkyo : gratuit mais…

Comme son nom l’indique,Obenkyo propose l’étude du japonais et non uniquement des kanjis. Ceux-ci sont divisés cette fois-ci par niveaux de JLPT (N5 à N1). Pour chacun, on trouve une fiche avec son sens, ses lectures et quelques mots d’exemple. Tout comme pour Kanji Study, le contenu est donc conséquent. Avec en plus la possibilité de choisir la langue entièrement en français (menus compris), super !

Seulement là, exit les phrases d’exemple, on vous donne juste une traduction vague pour les mots. Les QCM sont trop faciles car mal pensés et le système de reconnaissance de l’écriture est très perfectible. Ils précisent que c’est « expérimental » donc il ne faut pas trop être exigeant là dessus. Le seul avantage de cette application est qu’elle est entièrement gratuite, c’est déjà ça de pris !

Kanji Tree : un Obenkyo amélioré ?

A la différence de Obenkyo, Kanji Tree permet de s’entraîner sur l’écriture de mots entiers. Par exemple, on vous donne un mot comme いなか (inaka) en hiragana et à vous d’écrire en kanji 田舎. Le système de reconnaissance fonctionne comme Kanji Study, à savoir qu’on vous évalue trait par trait. C’est donc assez assisté et plutôt exigeant ici car si on ne respecte pas parfaitement les proportions, on est vite sanctionné.

Il y a la possibilité aussi de choisir ses mots à réviser. Mais bizarrement, pour les ajouter dans la liste, il faut lancer un exercice (de lecture par exemple) et ensuite cliquer sur l’étoile. On ne peut pas les ajouter manuellement via le dictionnaire intégré par exemple, ce qui est assez frustrant. Par ailleurs, pour les supprimer de la liste, il faut encore passer par un exercice et re-cliquer sur l’étoile. Ce n’est vraiment pas ergonomique donc, dommage !

Par contre, pour ceux voulant simplement s’entraîner pour le JLPT, c’est largement suffisant. Tous les mots et kanji sont en effet classés par niveaux et on peut donc s’entraîner uniquement sur celui souhaité. A noter que sur la fiche du Play Store, il est indiqué qu’il propose du contenu payant mais je n’en ai pas vu. S’il reste gratuit, cela reste une bonne alternative à Kanji Study qui est néanmoins beaucoup plus complet et ergonomique.

Conclusion

Difficile de vous conseiller une méthode en particulier pour l’apprentissage des kanjis. Chacune a ses qualités et ses défauts ! J’avoue qu’au début, j’étais assez dubitatif envers celles proposées sur Smartphone. Mais Kanji Study m’a fait changer d’avis étant donné les possibilités énormes de personnalisation, sa base de donnée fournie et la richesse des exercices d’entraînement proposés.

Selon moi, le mieux est de toute façon d’en combiner plusieurs. Par exemple, Kanji Kakitai couplé à Les Kanjis Dans La Tête pour débuter puis ensuite une application pour Smartphone. Et enfin, si une méthode destinée aux japonais ne vous fait pas peur, un logiciel de kanji sur DS est aussi un bon choix. Dans tous les cas, assurez vous de bien les apprendre dans des phrases pour une meilleure assimilation !

Si jamais vous connaissez d’autres méthodes, n’hésitez pas à m’en faire part, je compléterai alors cet article si nécessaire. En attendant, courage dans vos études ! 🙂

15 commentaires

  1. musashi 72

    pour essayer de retenir un maximum les kanji je vais sur nhk web easy et je fais de la traduction. ça me permet de mettre un contexte autour du mot et de le retenir plus facilement.

    • Je ne connaissais pas du tout NHK Web Easy, le fait d’avoir les furigana au dessus des kanjis est effectivement très appréciable ! Et puis les phrases sont plutôt simples grammaticalement parlant, c’est bien pour les débutants. Ça me fait penser à l’émission de radio « le français facile ». Je mets le lien vers le site de NHK : http://www3.nhk.or.jp/news/easy/

      • Pour NHK Web Easy, il existe plusieurs applications sur smartphone. Personnellement j’utilise TangoRisto qui permet de trier les articles par difficulté (niveau des kanji), d’avoir la traduction des mots en tapant dessus, d’enregistrer le vocabulaire et de cacher les furigana par niveau de kanji. Il y a deux sources accessibles : NHK News Easy et NHK News pour les utilisateurs avancés. Par contre l’application n’est qu’en anglais. (Je débute en japonais mais cette application m’a semblé très utile)

        • Je viens de télécharger l’application Tangoristo par curiosité, merci pour le partage ! Franchement j’avoue être surpris, c’est super bien fait. On peut effectivement régler l’apparition des furigana en fonction du niveau de JLPT (parfait donc pour ceux qui veulent passer l’examen) et on a effectivement la traduction quasiment instantanément en tapant sur un mot. C’est certes en anglais comme vous le mentionnez mais c’est quand même pas mal.

          En fait, je pensais faire un dossier plus spécifique sur « les lectures en japonais ». Une sorte de guide donc avec des exemples de lecture principalement pour les débutants mais aussi ceux qui ont un niveau moyen/confirmé. Je pensais par exemple aux romans destinés aux enfants en primaire (assez facile à lire et enrichissant souvent) et je vais donc sûrement parler de cette appli ! 🙂

  2. Marilyn K

    Le mot « chaotique » est clairement bien choisi pour décrire l’apprentissage des Kanjis .
    J’ai aussi testé pas mal d’apps dont celles que tu as citées, voici celles que j’ai trouvées en plus:

    J’ai vu que « Les kanjis dans la tête » sont disponibles gratuitement en flashcards dans l’application « Ankidroid » (Anki pour smartphone), ce qui est bien plus pratique que la version papier.

    Pour les kana « Write it japanese » est pas mal. Et pour les Kanjis, je suis passée de Obenkyo à « Kanji Tree » qui permet de réviser les Kanjis et mots de vocabulaires en les traçant (le système d’avaluation est vraiment bon pour le coup) ainsi que la prononciation des mots de vocabulaire.
    Contrairement à obenkyo on ne peut hélas pas sélectionner les mots qu’on veux apprendre, par contre on peut les apprendre dans l’ordre JLPT, ou jôyô grade ou par fréquence d’usage, ce qui est intéressant. Il manque juste des phrases example.
    Merci pour tes article journaliers, ils sont vraiment intéressants .

    • Alors oui pour les kanjis dans la tête, j’ai entendu parler des flashcards gratuites via Ankidroid. Je me demandais si c’était légale ou non mais vu que ça a l’air de l’être, autant donner directement le lien : https://ankiweb.net/shared/info/325534281
      Vu que le livre est actuellement introuvable, on aurait tort de s’en priver. Il y aurait une nouvelle édition de prévue cela dit.

      Pour les kana, je sais qu’il y a pas mal d’applications intéressantes mais je préférais me concentrer sur les kanjis vu que c’était l’objet de l’article.
      J’ai téléchargé hier Kanji Tree et j’ai pu le tester un peu. Effectivement, le fait d’être interrogé directement sur les mots est un gros plus. Par exemple, on nous demande d’écrire en kanji すいようび. C’est le minimum que j’attendais de ce genre d’applications en fait car ça permet vraiment de savoir si on sait écrire en japonais ou non. Et a la fac, quand on nous demande de faire une expression écrite en japonais, il vaut mieux connaître les mots sur le bout de ses doigts !

      Dommage effectivement qu’on nous donne pas simplement des phrases d’exemple avec le mot dit. Ca aurait été tout simplement « une pierre deux coups ». De plus, vu qu’il y a beaucoup d’homophones en japonais, plusieurs combinaisons sont parfois possibles. L’application indique du coup la traduction en anglais pour nous guider.

      Concernant le système d’évaluation de l’écriture du kanji, il est similaire à Kanjy study j’ai l’impression. En fait, ce qui me dérange personnellement, c’est le côté trop normatif et trop guidé peut être. Trop normatif parce qu’il y a qu’une seule façon bien précise d’écrire le kanji (si je commence mon premier trait un peu trop en bas ou un peu trop a droite, c’est sanctionné). Et trop guidé parce qu’on nous laisse pas le temps d’essayer de l’écrire en entier avant l’évaluation. C’est trait par trait en somme.
      Sur les logiciels pour Nintendo DS, on écrit le kanji puis ensuite l’algorithme le reconnait et valide si ça correspond. Il est tout aussi exigeant vu que si on se trompe dans l’ordre des traits ou si on en trace trop ou pas assez, il ne sera pas reconnu en général. C’est simplement qu’on se sent moins assisté, je préfère ça pour ma part.

      Mais je pense que les deux points de vue se défendent : si vous voulez absolument apprendre à tracer un beau kanji avec les proportions idéales, l’appli kanji tree est très bien. Par contre si vous voulez simplement vérifier vos acquis en s’assurant que les kanjis que vous tracez sont reconnaissables, il vaut mieux privilégier la Nintendo DS. J’imagine d’ailleurs que les japonais eux même écrivent les kanjis un peu à leur façon donc ils n’aimeraient pas qu’on les guide a ce point. Il existe cela dit des logiciels insistant sur l’harmonie des kanjis et donc la proportion, je ferai probablement un test. Mais vu que c’est assez technique des explications précises en japonais, il faut vraiment avoir un niveau avancé pour comprendre. :S

      Merci pour votre commentaire en tout cas, je mettrai l’article a jour dés que possible avec une petite présentation de Kanji Tree donc ! 🙂

  3. ramazdoil

    Pour ceux qui n’ont pas peur de l’anglais je recommande chaudement wanikani. J’adhère complètement à leur méthode pédagogique qui prend en compte bon nombre de facteurs et d’astuces mnémotechniques. Tout est expliqué ici : https://www.tofugu.com/japanese/kanji-radicals-mnemonic-method/
    (pour résumer il s’agit de commencer par les radicaux et les kanjis simples mais exploitables pour aller vers le compliqué et décomposable une fois qu’on connaît des clés, mais vraiment ça vaut le coup de lire l’article)
    Ici pas d’obfuscation des méthodes en mode « achetez vous verrez c’est super bien mais en attendant on ne peut pas vous dire pourquoi ». Tout est expliqué et on a toutes les clés en main à la fin de la lecture de l’article. Seulement voilà, il reste un travail monstrueux à mettre en place pour organiser son apprentissage, décider de quoi apprendre, dans quel ordre, quelle quantité, à quelle fréquence pour que ça reste efficace, sans trop se lasser ni aller trop vite, sans que ce soit trop frustrant ou rébarbatif (si on tente de commencer par apprendre tous les radicaux par exemple…). C’est ce qu’apporte wanikani ; des sessions d’apprentissage toutes prêtes de grappes de radicaux, puis de kanjis, puis de vocabulaire avec ces kanjis, avec des explications, des astuces pour retenir signification, apparence et prononciations de chacun, des répétitions et de l’espacement et cloisonnement forcé des séances pour que ça reste efficace et plaisant. les trois premiers niveaux sont gratuits et permettent de s’y essayer plusieurs semaines (minimum) à plusieurs mois selon votre rythme, de quoi largement se faire une idée.
    Bien entendu cette méthode ne suffit pas et il faut quand même multiplier les sources pour un bon apprentissage des kanjis, mais ça permet déjà d’avancer grandement et agréablement en lecture et déchiffrage.

  4. ramazdoil

    les kanjis dans la tête partage en effet à la fois l’approche via les radicaux, qu’ils appellent sésames, et celle d’utiliser des images et des histoires pour retenir le sens et l’aspect des kanjis. Ce livre apporte en plus l’ordre des tracés.
    Ce que wanikani apporte en plus ce sont à la fois les différentes prononciations, avec également des histoires pour les retenir, des quizz, un ordre, un rythme…
    Souvent quand on commence à apprendre on veut trop en faire et au bout d’un moment on perd la motivation et on n’en fait plus assez, et aucun des deux ne fonctionne vraiment. Sur ce site on est aiguillé ; les délais minimum, nombres de leçons maximum, la fréquence de manière générale, la répétition, tout est contrôlé. Un kanji ne cesse d’apparaître dans les quizz que lorsqu’il est maîtrisé (et revient quand-même de temps en temps)
    l’usage d’un livre oblige à trouver soi-même sa discipline. c’est à double tranchant.

  5. arkane5

    Un très bon article, je vais de ce pas tester « Les kanjis Dans La Tête ».
    Une petite correction cependant : j’utilise Kanji Study, et il est tout à fait possible de se tester avec des exemples de mots ou de phrases ; il est également possible de choisir le niveau d’exigence de tracé entre « strict », « normal » et « laxiste » (c’est pas ce mot mais c’est l’idée), ou carrément « auto-évaluation ». Mais peut-être que c’est réservé à la version payante ?

    • Là pour le coup, j’ai envie de dire : heureusement que vous êtes là ! Je n’avais effectivement pas remarqué qu’on pouvait changer le type d’exercices en s’exerçant sur des mots et des phrases d’exemple. Et ça change tout, ils devraient mettre ce paramétrage par défaut ! Concernant l’exigence des tracés, ce n’est pas vraiment ce qui me posait problème mais je préfère juste qu’on me laisse écrire le kanji avant de procéder à la reconnaissance. C’était un détail de toute façon et comme vous le mentionnez, il est possible de choisir « auto-évaluation » (self check) et le soucis est réglé.

      Bref, le seul intérêt qu’il reste aux logiciels de kanjis sur DS est qu’ils sont mieux adaptés à un usage au stylet qui est plus proche d’un stylo que le doigt. Mais on peut également utiliser un stylet sur Smartphone donc bon ^^.
      Je vais dans la journée faire une MAJ de l’article avec ces nouvelles informations, merci à vous encore une fois ! 🙂

  6. Jennifer

    Bonjour,
    Tous d’abord merci pour votre site (et apli) sa me permet de partir sur des bonne base pour apprendre le japonais donc un grand MERCI à vous !!!
    Je voulais vous demander s’il était possible d’avoir le fichier Word des kanji s’il vous plait ?

    Cordialement,
    Jennifer

  7. Cyrielle

    Bonjour !
    Tout d’abord, un grand merci pour ce site toujours intéressant qui me permet d’enrichir mon vocabulaire chaque matin. Après avoir lu cet article sur les kanjis (qui sont, comme pour la majorité des personnes, ma faiblesse), j’ai vu qu’un commentaire concernant la méthode wanikani a été posté. Pour l’apprentissage des kanjis, j’ai testé beaucoup de méthodes complémentaires au manuel qu’on nous donne en cours à la fac. Aussi bien les livres que les applications par portable ! Il est vrai que Les Kanjis Dans La Tête est très bien pour inventer des mnémothecniques afin de visualiser la forme globale du kanji. Mais le problème d’apprendre la prononciation reste. C’est un ami qui m’a fait découvrir Wanikani, qui est un site web. Il permet de découvrir les principales clés avant de se pencher sur les kanjis les comprenant, tout en donnant du vocabulaire en plus. Les deux prononciations sont abordées, et également les mots de vocabulaires avec une prononciation irrégulière (comme 十日). Ce que j’aime beaucoup avec ce site est le fait qu’il « apprend » dans un premier temps les kanjis et vocabulaires par une leçon, avant d’en faire des entraînements. Ainsi, toutes les une heures, deux heures, parfois un peu plus, on peut faire une session d’entrainement dans laquelle on doit lire le kanji et le traduire en français. Au fur et à mesure de l’apprentissage, les kanjis et vocabulaires maîtrisés vont changer de catégories et reviendront moins souvent aux sessions d’entraînement, qui offriront de nouveaux kanjis à apprendre.
    De plus, même si c’est en anglais, les leçons proposent des moyens mnémothecniques pour retenir le kanji et sa prononciation, à la manière des Kanjis Dans La Tête. C’est assez pratique !
    Ce que je trouve bien dans cette application, c’est qu’elle évite la méthode « je connais, apprenons le suivant ». Comme le nombre de kanji par session d’entrainement est bien défini, il faut d’abord maîtriser cette session avant de passer au niveau supérieur. Je conseille ce site aux débutants, car l’un des bémols de ce moyen est qu’il faut recommencer du tout début ! Mais une personne allant régulièrement sur le site montera vite de niveau.
    Le site est en anglais, mais l’on peut ajouter des synonymes aux kanjis et vocabulaires qu’on apprend. Donc si l’anglais est un problème, on peut par exemple mettre la traduction française du kanji dans les synonymes !
    Enfin, il ne me semble pas que ce site soit payant. Mon ami est a un haut niveau dans wanikani, et ne m’a pas mentionné le fait de payer quelque chose.
    Donc voilà, j’en parle car je considère Wanikani comme un bon moyen d’apprendre les kanjis. Il est en plus parfaitement adapté aux débutants (à la condition bien sûr de déjà maîtriser les hiraganas et katakanas) et permet d’apprendre au fur et à mesure, et d’avancer uniquement lorsque la leçon precédente est bien maîtrisée !

    • Franchement, j’aimerais pouvoir vous donner une réponse digne de votre commentaire mais je n’ai malheureusement pas le temps en ce moment de tenter d’analyser une méthode de kanjis que je ne connais pas. Je vois que vous êtes plusieurs à mentionner Wanikani. Il faudra donc qu’on réalise ensemble une version destinée aux francophones, hop ! :p.

Laisser un commentaire