Le japonais dans tous les sens

Les giyôgo (擬容語)

Définition des giyôgo

Les 擬容語 (giyōgo) sont des mots mimétiques utilisées pour décrire visuellement ou symboliquement le mouvement ou la manière d’agir d’êtres vivants. Comme il s’agit d’une sous-catégorie des 擬態語 (gitaigo), il n’y a pas d’imitation sonore ici. Créée en 1978 par le linguiste 金田一 (Kindaichi), cette sous-catégorie est certainement celle qui est la moins connue. Cela provient probablement du fait que le kanji 容 (figure/forme/apparence) n’est pas vraiment instinctif puisqu’il n’est pas associé à l’idée d’actions/mouvements (ce que beaucoup de giyôgo décrivent).

Exemples typiques de 擬容語

Rien ne vaut quelques exemples pour que vous puissiez comprendre la logique derrière les giyôgo :

  • うろうろ (uro uro) : décrit l’errance, le déplacement sans but. 道に迷ってうろうろする。 (michi ni mayotte uro uro suru.) : “Se perdre et errer sans but.”.
  • のろのろ (noro noro) : renvoie à un état d’avancement très lent. 亀はのろのろ歩いている。 (kame ha noro noro aruite iru.) : “La tortue avance lentement”.
  • ぐっすり (gussuri) : suggère un état d’endormissement profond. 昨日は疲れていたのでぐっすり眠れた。(Kinô ha tsukarete ita node gussuri nemureta) :  “Épuisé, j’ai dormi profondément la nuit précédente.”.

Dans les trois cas, on se base sur une observation externe et il n’y a pas toujours d’action concrète (exemple de gussuri). Certains adverbes comme ゆっくり (yukkuri) peuvent être considérés comme des giyôgo, mais cela ne fait pas toujours l’unanimité. Oui, la frontière est parfois floue ! Retenez en tout cas qu’il n’y a pas besoin d’avoir une répétition pour qu’un mot japonais possède le statut d’onomatopée et cela vaut d’ailleurs pour toutes les catégories (gijôgo, giongo).

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