Définition des gijôgo
Les 擬情語 (gijôgo) constituent une sous-catégorie des 擬態語 (gitaigo), c’est-à-dire des mots mimétiques évoquant un état. Ici, il est question plus précisément d’états internes ou émotionnels humains : humeur, sensations mentales… Littéralement, le terme 擬情語 signifie “mot (語) qui imite (擬) une sensation/émotion (情)”.
Cette sous-catégorie a été créée en 1978 par le linguiste Kindaichi (金田一) et tend à être de plus en plus connue. La traduction “psychomime” a été proposée en anglais et techniquement, un gijôgo n’est pas une onomatopée (car il n’y a pas de “son” imité).
Exemples courants de 擬情語
Sans transition, voici trois gijôgo très connus :
- わくわく (waku waku) : évoque l’excitation joyeuse/l’impatience. 子供たちがわくわくしていた。 (kodomatachi ga waku waku shite ita.) : “les enfants trépignaient d’impatience.
- いらいら (ira ira) : fait référence à l’irritation, l’agacement. いらいらしてスマホを投げた。 (ira ira shite sumaho wo nageta.) : “Avec l’irritation, j’ai jeté mon smartphone”.
- どきどき (doki doki) : décrit la nervosité ressentie avec l’image d’un cœur qui bat. 初デートでずっとどきどきしていた。(sho dêto de zutto doki doki shite ita) : “À mon premier rendez-vous amoureux, mon cœur battait la chamade.”
Notez que les gijôgo sont très souvent accompagnés du verbe する (suru) pour former des noms verbaux. En dehors des émotions (colère, joie, nervosité…), ils peuvent aussi servir pour décrire une sensation physique. C’est le cas de ずきずき (zuki zuki) qui s’emploie pour une douleur continue (carie par exemple).