Définition des giongo
Si on considère qu’une onomatopée est un mot qui évoque par le son une chose ou un être, alors le terme japonais 擬音語 (giongo) se rapproche le plus de cette définition. En effet, les kanji de celui-ci signifient littéralement “mot (語) qui imite (擬) un son (音)”. Ainsi, dans son sens large, le terme giongo intègre les 擬声語 (giseigo), c’est-à-dire les onomatopées concernant uniquement les sons vocaux produits par des humains et animaux.
Toutefois aujourd’hui, on parle de giongo pour renvoyer aux onomatopées qui imitent des sons non vivants : le bruit d’un phénomène physique, d’une machine, d’un objet qui tombe… Retenez donc que le mot 擬音語 désigne à la fois une catégorie et une sous-catégorie, même si c’est surtout cette dernière qu’on retiendra.
Quelques exemples de 擬音語
Afin que vous puissiez avoir une idée plus précise de comment fonctionne un giongo, voici quelques exemples classiques :
- バタン (batan) : bruit sourd d’un objet qui tombe avec fracas ou d’une porte qui claque. ドアがバタンと締まった。(doa ga batan to shimatta) : “La porte a claqué violemment.”
- ゴロゴロ (goro goro) : bruit évoquant le tonnerre ou encore le ventre qui gargouille. 雷がゴロゴロ鳴っている。(kaminari ga goro goro natte iru) : “le tonnerre gronde.”
- チリンチリン (chirin chirin) : bruit strident provenant d’une sonnette de vélo. 自転車がチリンチリンと鳴った。(jitensha ga chirin chirin to natta.) : “la sonnette du vélo s’est fait entendre”.
- パチパチ (pachi pachi) : crépitement du feu ou bien applaudissements. 薪がパチパチと燃えている (takigi ga pachi pachi to moete iru.) : “La bûche brûle d’un feu crépitant”.
Remarques : les giongo sont très souvent écrits en katakana à l’instar des giseigo. Si vous lisez un manga, vous les verrez absolument partout en arrière-plan.