Semiserufu Reji (セミセルフレジ) : la caisse semi-automatique, c’est pratique !

C’est durant l’année 2004 qu’on a vu apparaître en France les premières caisses automatiques où on peut se passer d’un caissier. Bien qu’elles ne font toujours pas l’unanimité aujourd’hui avec quelques défauts récurrents (temps de manipulation nécessaire avec plus de 10 articles par exemple), on peut dire qu’elles sont devenues courantes dans l’hexagone. En effet, on en compte plus de 10 000 présentes dans les supermarchés à ce jour.
Au Japon, ce type de caisse a été introduit encore plus tôt (2003, Ion) sans toutefois parvenir à s’imposer. J’étais d’ailleurs étonné de constater lorsque je m’y suis installé en 2012 que seuls quelques gros supermarchés (Daiei, Ion) en proposaient. Cependant depuis 2015, la donne semble avoir changé avec la fulgurante pénétration des セミセルフレジ (semiserufu-reji). Qu’est-ce que c’est ?

Origine du mot semiserufureji et avantage inattendu

Revenons tout d’abord à cette année 2003 où la chaîne de supermarché Ion décide d’importer directement des USA le concept de caisse automatique avec le modèle NCR Fastlane. Il faut savoir qu’au pays de l’oncle Sam, ce genre de machine a extrêmement bien fonctionné puisqu’on avait déjà un taux de pénétration de 29% en 2002. On estime même qu’il a dépassé les 50% durant l’année 2005. Ion était donc probablement confiant en nommant le nouveau système セルフレジ (serufu reji) littéralement “caisse où l’on règle par soi-même”. Avec du recul, on se dit quand même que ça avait très peu de chances de prendre au Japon. Le niveau de service exigé étant assez élevé, on peut difficilement demander au client de scanner les articles par lui-même. Je rappelle qu’il est censé être dieu !

Cela dit , il faut tempérer cet échec car durant l’année 2014, 28,6% des supermarchés japonais possédaient au moins un serufu reji. Sauf que depuis, celui-ci n’a cessé de diminuer pour chuter à 15,1% en 2018. Car au cours de l’année 2015, on a introduit petit à petit un nouveau système, le セルフ精算レジ (serufu seisan reji). Littéralement, cela signifie “caisse où on fait l’acompte (精算) par soi-même“. On pourrait voir ça comme une sorte de retour en arrière mais en réalité, cela gomme pas mal de défauts. Le client laisse le soin au caissier de scanner et ranger les articles à toute vitesse et il peut ensuite payer tranquillement dans un coin à part.

Que c’est bon de remplir cette machine de pièces… 😀

Pour rappel, la majorité des transactions se fait encore en liquide au Japon. Mine de rien, c’est assez stressant au moment de payer à la caisse. On a envie d’un côté de se débarrasser de ses piécettes qui encombrent le porte monnaie. Mais d’un autre côté, ça prend du temps de sortir des pièces, surtout que le caissier doit vérifier derrière. Comme il ne faut surtout pas faire attendre les autres clients derrière (un drame ici… :D), on se débrouille comme on peut. Avec cette machine au dessus qu’on appelle 自動精算機 (jidô seisan ki “machine automatique d’acompte = monnayeur automatique”), fini les tracas ! Il ne faut pas s’étonner après que certains en abusent, ce qui pourrait apparemment causer des pannes. :S

De nos jours, on préfère l’emploi de セミセルフレジ (semiserufu reji “caisse semi-automatique”) pour désigner les caisses munies d’un monnayeur automatique. En 2018, 54,6% des supermarchés en possédaient au moins une ! C’est pourquoi petit à petit, on associe le terme serufu reji à semiserufu reji. Du coup pour les “vrais” caisses automatiques, on a désormais un autre mot : フルセルフレジ (furu serufu rejifull self reji). Je vous laisse deviner ce qu’on trouvera quand les robots caissiers verront le jour. ^^

 

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