Raito noberu (ライトのベル) : les Light Novel, des sous-romans ?

Depuis la fin du 20ème siècle, il existe un genre de roman qui prend de plus en plus d’ampleur au Japon qu’on appelle raito noberu (ライトノベル). Comment peut on le définir et que penser de ses récentes évolutions ?

Naissance du mot raito noberu et définition

Difficile de dresser une histoire des raito noberu (ライトノベル) tant ce genre est difficile à définir en des termes précis. On sait juste que l’apparition du mot raito noberu date du début des années 1990 et s’est véritablement imposé avec internet à partir des années 2000. Jusque là, on utilisait entre autres les mots jubunairu (ジュブナイル juvenile) et yangu adaruto (ヤンググアダルト young adult).

On comprend rapidement cela dit que la cible visée est jeune, à partir du collège. Il existe différentes interprétations pour expliquer le choix de light novel : ce sont d’une part des livres peu volumineux et donc légers, d’où le mot light. Ou alors c’est le contenu qui est léger, c’est à dire facile à lire. A ce titre, les mots japonais kei-shôsetsu (軽小説 “roman léger) et kei-bungaku (軽文学 “littérature légère”) lui ressemblent.

En règle général, il faut savoir que ce genre de roman ne demande aucune connaissance dans un domaine en particulier. Les dialogues sont par ailleurs majoritaires et il y a une forte présence de furigana pour faciliter la lecture des kanji. Car l’apprentissage de ceux-ci ne se fait pas en quelques années de primaire !

Une autre particularité des ranobe (ラノベ, l’abréviation de raito noberu) est qu’ils sont pour beaucoup illustrés avec des dessins de manga prenant une page entière. Et vu que ce sont les jeunes qui sont ciblés, on retrouve la plupart du temps les genres populaires à cette classe d’âge : science fiction, fantasy, romance, enquête, horreur…

Une liberté trop grande avec les light novel ?

Les raito noberu sont encore assez récents et on sent que c’est un genre qui se cherche encore. Il ne faut pas oublier que c’est un terme marketing et qu’on peut quasiment tout mettre dans ce type de livre, tant qu’on reste dans une lecture visant la distraction avant tout. La concurrence étant de plus en plus féroce, on a pu assister ces dernières années à des prises de liberté en tout genre dont voici quelques exemples :

Ici, on peut voir une prise de liberté sur l'agencement du texte, ça part dans tous les sens !
Ici, on peut voir une prise de liberté sur l’agencement du texte, ça part dans tous les sens !
Autre exemple de "texte libre". Ca se lit de gauche à droite apparemment...
Autre exemple de “texte libre”. Ca se lit de gauche à droite apparemment…
Habituellement, on avait plutôt tendance à voir le texte et l'image bien séparé. Ici, on voit des personnages s'infiltrer dans le récit !
Habituellement, on avait plutôt tendance à voir le texte et l’image bien séparés. Ici, des personnages s’incrustent dans le récit !

On peut donc voir avec ces quelques exemples que la liberté de forme est totale, seule l’imagination de l’auteur semble être la limite. Certains japonais adorent d’autres beaucoup moins en disant que ça va trop loin. Et vous, qu’en pensez vous ? 🙂

Sources : ja.wikipedia (à propos du mot raito noberu et son histoire), matome.naver (autres exemples de light novel sortant de l’ordinaire)

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