Le japonais dans tous les sens

Foire aux questions – よくある質問

Méthodologie des cours de japonais et cible visée

Je vais tout d’abord vous décrire mon parcours : durant mes études à l’Inalco (licence de japonais 2009-2012), on a suivi un enseignement avec une méthode très classique qu’on pourrait ranger dans la catégorie “grammaire et traduction” si on excepte les rares expressions écrites que nous avions à produire. C’est-à-dire que la grammaire avait une place prépondérante dans l’apprentissage et il fallait être capable d’analyser en détail tout type de textes en japonais (allant de l’article de journal au roman classique).

Ceci n’est pas dénué de sens car l’objectif de la licence était de faire de nous des spécialistes du japonais (puis des chercheurs) et non des japonophones. La place de l’oral était ainsi marginale, les professeurs nous encourageant à nous exercer en dehors de l’établissement. Mais si ce type de méthode grammaire-traduction est cohérent dans le cadre de l’université, son usage généralisé dans l’enseignement du japonais est selon moi difficilement justifiable.

Car si on souhaite obtenir des apprenants autonomes capables de se débrouiller dans la plupart des situations de la vie quotidienne au Japon, il existe d’autres approches qui amènent plus rapidement à ce résultat. C’est notamment le cas de l’approche communicative ou de l’approche actionnelle où la compétence en communication (orale comme écrite) prend une autre dimension. On essaie entre autres de s’inspirer de situations réelles avec un langage qui se veut “authentique”

J’ai donc souhaité sur Kotoba vous proposer un récit fictif réaliste où le personnage principal va se retrouver dans diverses situations au Japon. Comme son niveau en japonais est très limité, il devra alors se débrouiller comme il peut pour comprendre ce qu’on attend de lui mais aussi se faire comprendre. Vous serez alors invité à progresser en même temps que lui afin d’arriver à un niveau satisfaisant en japonais, que ce soit à l’écrit (expression/compréhension) ou à l’oral (compréhension pour le moment).

Sur Kotoba, un Cours (niveau A1.1, A1.2…) est divisé en Épisodes (environ 10) qui sont eux même divisés en Activités (récit fictif, grammaire, exercices d’application, reconnaissance vocale, expressions écrites…). Tous les 5 épisodes, il vous sera proposé un Test d’étape afin de vérifier que les différentes notions ont bien été maitrisées.

Voici le plan type d’un Épisode

  • 1) Récit de Dylan Pellaut à travers une activité de type “Branching Scenario” dans laquelle vous serez amené à faire des choix tout du long. Elle finit par un petit quiz recourant à vos capacités d’inférence (mécanisme cognitif par lequel vous interprétez les messages en fonction du contexte).

  • 2) Récapitulatif des dialogues et présentation du vocabulaire et de la grammaire. Dans cette seconde activité plus formelle, vous pourrez réécouter les dialogues du récit. Ensuite, chaque mot de vocabulaire vous sera présenté en détail avec une indication en rouge pour ceux qui sont importants. Enfin, les notions de grammaire abordées durant l’épisode vous seront expliquées et cette activité se termine par un ou plusieurs exercices d’application.

  • 3) Activités pour aller plus loin. Ces activités ont pour but de mettre en pratique ce qui a été étudié durant l’épisode. Il pourra s’agir de compréhension orale, compréhension écrite ou encore d’exercices grammaticaux plus élaborés. La dernière activité est toujours une expression écrite qui se complexifiera au fil des épisodes (répondre à des questions, compléter un dialogue, décrire une scène, répondre à un mail…).

  • 4) Résumé de l’épisode et devoirs. Dans cette dernière section, vous pourrez télécharger et imprimer le PDF résumant l’épisode (en dehors des exercices). Il vous sera aussi demandé d’apprendre un certain nombre de choses (nombres de 1 à 10, liste de kanjis…) afin de préparer au mieux l’épisode qui suivra.

    À noter qu’en début de chaque épisode (à partir du deuxième), vous pourrez effectuer si vous le souhaitez des petits exercices de type “rafraichissement de mémoire” pour vérifier que vous avez retenu l’essentiel de l’épisode précédent. Je vous conseille donc de prendre votre temps et de ne pas enchaîner les épisodes si vous débutez en japonais.

Concernant le Test d’étape, il est composé d’une dizaine de questions. Ceux-ci son variés puisqu’ils vous permettront d’évaluer votre maîtrise du vocabulaire et de la grammaire, votre compréhension écrite et enfin votre compréhension orale. Si vous avez moins de 50% de réussite, vous ne pourrez pas accéder aux épisodes suivants donc soyez bien concentré ! Je vous rassure, vous ne serez interrogé que sur les notions essentielles (et pas le vocabulaire peu usité par exemple). En cas d’échec, vous pourrez repasser le test une seconde fois mais pas plus ! 😉

Ah et si vous souhaitez une correction détaillée du Test d’étape avec des conseils et exercices supplémentaires sur les points non maîtrisés, il faudra opter pour une option payante (car cela me prend du temps). Tous les détails sont dans la partie “Tarif et prestations“.

Si vous n’avez jamais fait de japonais, il vous est proposé de débuter par le cours sur les bases du japonais (accessible sans inscription). Dans celui-ci, vous serez amené à découvrir comment fonctionne la prononciation du japonais, quelques caractéristiques de la phrase japonaise (place du verbe par exemple) et les systèmes graphiques du japonais (syllabaires hiragana/katakana et kanjis).

Pour suivre le récit fictif avec l’histoire de Dylan Pellaut à partir du cours niveau A1.1 (gratuit mais nécessitant de s’inscrire), il est demandé de savoir lire les hiraganas et katakanas. C’est essentiel si vous souhaitez rapidement vous habituer à un environnement en japonais. Les kanjis n’apparaissent vraiment qu’à partir de l’épisode 3 mais leur prononciation est indiquée.

De manière générale, je recommanderais les cours de Kotoba pour celles et ceux souhaitant partir un jour au Japon (voyage, étude, travail…) ou s’exercer en expression écrite qui est une compétence rarement travaillée en japonais (absente au JLPT entre autres). À propos du JLPT d’ailleurs, j’ai essayé d’intégrer dans les épisodes les notions à connaître pour l’examen et lorsque vous aurez fini le niveau A1 par exemple, vous devriez être en mesure de pouvoir passer le JLPT N5.

Partie technique

Utilisateur Windows 7/10 : 

Il suffit d’ajouter un clavier virtuel japonais en allant dans Paramètres → Heure et Langue → Langue → Ajouter une langue → Japonais (IME).

Ensuite, il vous sera possible de switcher de clavier dans la barre d’état de Windows. Si vous faites clique droit sur l’icone du clavier japonais, vous pouvez choisir entre hiragana et katakana. Le mieux est de laisser sur hiragana par défaut car vous pouvez convertir votre texte en katakana en pressant simplement F7.
Astuce : pour switcher facilement de clavier virtuel, la combinaison de touche alt+maj est bien pratique !

Pour obtenir un caractère japonais, il suffit alors de taper sur votre clavier les lettres de l’alphabet correspondantes. Ainsi, si vous tapez “ka”, un か va apparaître. Il faudra juste que vous reteniez qu’il faut placer un “x” devant une や/ゆ/よ pour qu’ils apparaissent en petit (ゃxya/ゅxyu/ょxyo). Même chose pour ぁxa/ぅxu/ぉxo. Ainsi, ディラン s’écrit “dexiran” au clavier (bon en fait, “dhiran” est aussi possible ^^).

Dernière chose : pour régler le clavier japonais en azerty (plus pratique), je vous conseille ce tuto.

Utilisateur mobile/tablette Android

En allant dans les paramètres de Gboard (il suffit de rester appuyer sur l’icone du monde lorsque le clavier virtuel s’affiche), vous avez la possibilité d’ajouter un nouveau clavier. Lorsque vous installez celui japonais, on vous proposera plusieurs méthodes d’entrée que je vais vous décrire.

12 touches (12キー en japonais)

C’est celle de base qu’utilisaient tous les Japonais avant l’arrivée des smartphone. Elle est donc faite pour un clavier limité en nombre de touches. Son avantage est qu’elle vous permet de réviser votre reconnaissance en kanas puisqu’elle ne recourt pas aux lettres de l’alphabet. 
Concernant son fonctionnement, la touche あ (a) sert à écrire あ/い/う/え/お (il faut rester appuyer et changer de direction), la touche か (ka) fait apparaître か/き/く/け/こ, etc. 

Pour convertir ensuite en katakana ou kanji, on vous propose en dessous de la saisie une liste d’écritures possibles, à vous de sélectionner celle souhaitée. Cela vaut également pour les autres méthodes d’entrées.

Écriture manuscrite

C’est le must si vous souhaitez vous entraîner à écrire à la main. Le logiciel de reconnaissance est vraiment bon et peut identifier tout types de caractères (kanjis, hiraganas, katakanas, alphabets latins, chiffres arabes…). Si vous disposez en plus d’un stylet pour smartphone ou tablette, c’est vraiment cette méthode d’entrée que je recommanderais pour les débutants sur Japaneo !

Clavier QWERTY : 

Il s’agit de la méthode qui ressemble le plus à la méthode d’entrée Windows (IME) puisque vous avez un clavier virtuel classique avec les lettres de l’alphabet. C’est probablement la méthode la plus rapide lorsqu’on souhaite écrire vite.

Astuce importante : pour une meilleure visibilité lors de la saisie dans les activités, je vous conseille de rendre le clavier virtuel flottant en allant sur la touche “” située en haut à droite. Pour remettre le clavier virtuel à sa place d’origine, il suffit de placer le clavier flottant tout en bas.

 

Utilisateur mobile/tablette Apple
 

La procédure semble être similaire aux appareils sous Android, il suffit d’aller dans réglages → général → clavier →claviers → ajouter un clavier → “Japonais – Romaji (clavier QWERTY)” ou bien “Japonais – Kana (clavier 12 touches)”. Apparemment, il n’est pas possible d’utiliser l’écriture manuscrite (à vérifier car je n’ai pas d’appareil Apple).

Lorsque vous rendez une expression écrite, celle-ci est automatiquement indiquée comme “complétée”. Cela signifie que vous pouvez continuer votre progression dans le cours sans attendre la correction qui vous sera délivrée dans un délai de 24h00. Vous recevrez alors une notification par mail vous redirigeant vers ma correction détaillée.

Pour information, les corrections des deux premières expressions écrites (épisode 2 et 3) sont offertes. À partir de la troisième expression écrite, vous pourrez choisir ou non si vous souhaitez obtenir une correction détaillée via un bouton prévu à cet effet.

Tarifs et prestations

Tous les cours sont gratuits à l’accès, il suffit simplement de s’inscrire sur le site. Je ne fais payer que les prestations personnalisées, c’est-à-dire la correction détaillée des expressions écrites (à partir de l’épisode 4) et des différents tests d’étape.

Comme le temps peut varier fortement en fonction de la complexité de la correction, j’ai décidé de fixer le tarif en fonction de l’épisode. Normalement, cela devrait se situer entre 5 et 10 euros, sachant que vous serez libre de choisir pour chaque expression écrite ou test si vous souhaitez être corrigé(e) ou non.

Par la suite, je pense proposer des “packs de corrections” qui seront plus avantageux que les corrections à l’unité. Il faudra d’abord pour cela que je finisse un cours ! 😉

La réponse est oui, je peux si possible vous accompagner dans votre apprentissage si vous utilisez déjà un autre support (manuel, manga, roman…). Actuellement, je réponds par exemple à des questions précises de grammaire et vocabulaire d’un apprenant ayant un niveau confirmé (JLPT N3-N2 environ) à propos d’un Light Novel en japonais.

Dans ce cas précis de cours particulier en différé (car je ne peux pas me permettre de donner des cours en direct à cause du décalage horaire France-Japon), mon tarif est 20€ de l’heure. Je peux tout à fait enregistrer ma voix en plus de l’écrit si jamais vous recherchez des explications sur la prononciation ou quelque chose de plus vivant.

Si ce type de prestation vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire pour que nous puissions en discuter. 🙂

Bien sûr, vous pouvez par exemple acheter mon livre sur l’histoire du japonais (ça me fera très plaisir héhé :D) mais aussi faire un petit don sur ma page Buy me a coffee. Sachant que tous les dons seront utilisés pour le développement de Kotoba en général (rédaction d’articles et guides, créations de nouveaux cours…). Merci d’avance ! 🙂