Alors que ce blog a bientôt deux ans, je me suis aperçu que j’avais oublié de vous parler d’un plat/en-cas très populaire au Japon : le onigiri (お握り). Décrit en général comme une boulette de riz enveloppé d’une algue (nori) et renfermant une garniture (poisson, ume, viande…), il est particulièrement pratique quand on a peu de temps pour manger.
Je vais tout d’abord décrire l’origine du mot en abordant ses synonymes pour ensuite donner un bref aperçu sur sa consommation chez les japonais.

Origine du mot onigiri et consommation au Japon

Onigiri s’écrit en japonais おにぎり/お握り où nigiri vient du verbe nigiru (握る) signifiant « empoigner/malaxer/saisir fermement ». Cela se rapporte en premier lieu à la technique de fabrication originale, à savoir qu’on maintient en général la boule dans la paume de sa main et qu’on la malaxe avec l’autre. Le préfixe o a quant à lui la même origine que celui de onara (おなら). C’est à dire le « jargon des femmes de cour » (nyôbô kotoba 女房言葉) datant du 14ème siècle. Onigiri viendrait ainsi de nigirimeshi (握り飯 « riz malaxé ») et peut être traduit littéralement par « la chose qui est malaxée ».

On peut le trouver sous plusieurs formes différentes : triangle (probablement la plus populaire), boule ou encore tawara (俵 « sac de paille »). Tout ce qui importe, c’est qu’on ait affaire à du riz malaxé ! Pour l’anecdote, on a vu récemment la naissance du onigirazu (おにぎらず) qui comme son nom l’indique « n’est pas pétri » avec les mains. On dépose simplement le riz entre deux algues avec de la garniture au milieu. Par ailleurs, il existe un synonyme de onigiri qui est également très employé : omusubi (おむすび). Les deux termes désignent la même chose et ont à peu près le même âge. En fonction de la région, on utilisera plus l’un que l’autre. En général, c’est plutôt onigiri dans l’ouest du Japon et omusubi à l’est. À Tokyo, c’est 50/50 apparemment ^^.

Voici les 4 principales formes avec de haut en bas : la boule (ボール形), le tawara (俵形), le taiko (太鼓形) et le triangle (三角形). La carte à droite indique leur répartition. Source : http://yaque.jp/topics/onigiri/

Concernant sa consommation maintenant, on peut relever quelques tendances. Au niveau du goût, c’est systématiquement le sake (saumon) qui truste les tops, quelle que soit la tranche d’âge. C’est vraiment celui que l’on trouve partout ! En parlant de lieu, 82% des interrogés (étude de 2010) disent en acheter dans un konbini (38% pour le supermarché). Cela indique que c’est vraiment un en-cas que l’on achète pour son côté pratique (54% des sondés). Et tout comme le sandwich, c’est principalement le midi qu’il est consommé (79% des suffrages).

Sources : Wikipedia (généralités), onigiri-japan (différences omusubi/onigiri)

Guilhem Walter

Rédacteur du site kotoba.fr, je vis au Japon depuis juillet 2012 et je m’intéresse de près à la langue japonaise et la culture à laquelle elle fait partie.