Omamori (お守り) : les amulettes porte-bonheur japonaises

Si vous vous rendez dans un jinja (神社 sanctuaire Shinto), il y a de fortes chances que vous trouviez à la vente des omamori (お守り). Ces petites amulettes assez variées destinées principalement à porter bonheur sont encore très prisées au Japon. Qu’est ce qui les distinguent et comment expliquer ce succès ?

Les omamori, qu’est ce que c’est ?

お守り est composé du kanji 守 qui signifie “protéger, maintenir”. Elles ont donc pour but d’apporter une protection divine à celui qui en portent. Ressemblant à des petits sacs en tissu, elles doivent rester fermées en principe. On les achète habituellement lors du nouvel an oshôgatsu (お正月 ) afin d’être protégé tout au long de l’année. Toutefois, il n’est pas non plus nécessaire de les rendre une fois un an écoulé, beaucoup de personnes les gardent avec elles si cela leur évoquent un souvenir spécial.

En général, elles ont chacune une signification bien particulière. Certaines vous apporteront réussite à un examen, d’autres vous permettront d’accoucher sans tracas. Il y a même la omamori qui apporte la “sécurité sur la route”, conséquences de la modernité. Vous les trouverez en vente libre toute l’année dans la plupart des jinja, certains attachent une importance au timing d’achat (avant ou après la visite du sanctuaire) mais il n’y a pas de règle précise. Sinon, il y en aussi sur Amazon pour les curieux.

Omamori vous promettant une bonne santé à gauche et une autre d'Hello Kitty à droite
Omamori vous promettant une bonne santé à gauche et une autre d’Hello Kitty à droite

Raisons du succès des omamori

Une des premières raisons du succès des omamori est qu’elles ont su évoluer avec le temps. Bien que ce n’était pas le cas autrefois, on en trouve aujourd’hui pour tous les goûts avec même une version Hello Kitty (voir photo) ! Le mélange des genres peut paraître choquant au premier abord mais il faut savoir que les japonais n’ont pas la même conception que nous de la religion, on n’a pas forcément cette image “traditionnelle et sérieuse” occidentale. Celle-ci fait partie intégrante de la culture au pays du soleil levant, même celle populaire.

Ensuite, si ces amulettes marchent bien, c’est aussi parce qu’elles sont pratiques, peu onéreuses et facilement transportables. On peut ainsi les attacher à un son sac, à son téléphone portable ou encore à son porte monnaie. On peut certes dénoncer une volonté purement commerciale avec la vente des omamori mais il faut bien garder en tête qu’elle sert en partie à financer les jinja qui n’obtiennent pas de fonds de la part de l’état.

Sources : 1omamori, jisyameguri