Fune (船・舟) : le bateau et vogue le navire !

J’ai eu l’occasion déjà de vous parler de différents moyens de transport japonais : taxi, train, vélo… Leur point commun est qu’ils sont tous terrestres. Seulement voilà, le Japon étant entouré de mer, je me devais de vous présenter le bateau. Bien qu’il existe beaucoup d’appellations en japonais, la plus générale est fune (船/舟). On va donc commencer par celle-là aujourd’hui ! 🙂

Définition du mot fune et expressions idiomatiques liées

Fune peut s’écrire avec une grande variété de kanji : 船、舟、舩… Pas de panique, seuls les deux premiers sont encore couramment utilisés aujourd’hui. 船 est le plus courant et générique, il décrit un bateau à usage civil et commercial de toute taille. C’est celui passe partout que l’on retrouve par exemple dans le terme funabin (船便) “envoi postal par bateau“. Le second 舟 est un peu plus rare car plus spécifique. Il désigne en effet uniquement les bateaux de petite taille (barque, canoë…) qui n’ont besoin que d’une force humaine (mains, rames…) pour avancer.

A propos, “ramer” se dit en japonais fune wo kogu (舟を漕ぐ) littéralement “manier/faire avancer le bateau“. Dans son sens abstrait, cette proposition ne signifie pas comme en français “avoir beaucoup de peine à faire quelque chose”. Elle décrit une personne sur le point de s’endormir qui se balance d’avant en arrière. Cela fait en effet penser aux mouvements propres aux bateaux. En voici un exemple très parlant :

On enchaîne avec une autre expression très liée à la culture japonaise : watari ni fune (渡りに船) “le bateau pour traverser“. Pour rappel, en plus d’être entouré de mers et océans, le Japon est composé en son sein de nombreux fleuves et rivières. Ainsi, il n’était pas rare de se retrouver en difficulté lors d’un voyage. Un bateau était alors le “cadeau tombé du ciel”. Par extension, on emploie cette expression lorsqu’on se trouve dans une situation compliquée et qu’un événement ou un bienfaiteur venu de nulle part arrange tout.

Sources : ja.wikipedia (généralités), kotowaza-allguide (à propos de la dernière expression)